Open Innovation : acculturer les grands groupes aux startups

30 avril 2018

Syntec Camp – Open Innovation : bonnes pratiques et nouveaux chantiers – 10 avril 2018, organisé par Syntec Numérique

François-Pierre LANI est intervenu au Syntec Camp pour animer l’atelier participatif : « Comment contractualiser en Open Innovation ? ». Après différentes présentations sur les axes stratégiques et les évolutions managériales ou encore scientifiques liés à l’Open Innovation, François-Pierre LANI a apporté sa vision juridique sur le processus de contractualisation entre grands groupes et startups.

Syntec Numérique, syndicat professionnel du secteur du numérique, a organisé le 10 avril un Syntec Camp sur le thème de l’Open Innovation. Cette matinale a réuni différents acteurs, de grandes entreprises à startups, en traversant divers secteurs tels que la banque, le numérique ou la santé.

L’Open Innovation, désignant au départ le passage d’un modèle fermé, principalement dans la Recherche et Développement, à un modèle ouvert où les grandes entreprises commençaient à faire appel à des acteurs extérieurs pour des projets de collaboration, s’est étendue à d’autres secteurs avec une focalisation sur les partenariats grands groupes / startups. De nombreux retours d’expérience ont permis d’identifier la plus-value de tels projets de collaboration, autant pour développer des produits ou services que pour acculturer les grands groupes à une nouvelle manière de collaborer.

Dans son atelier juridique, François-Pierre a donné des axes de réflexion et conseils lorsqu’il s’agit de négocier et rédiger les contrats en Open Innovation entre un grand groupe et une startup :

  • Il est apparu qu’au moment de la contractualisation, la stratégie juridique devient souvent agressive de la part du grand groupe. A ce titre, il serait envisageable que les deux parties fondent leur relation sur une charte de bonnes pratiques, telle que celle rédigée par Syntec Numérique, afin de respecter les droits de chacun.
  • La clause de propriété intellectuelle dans le contrat entraîne souvent des conséquences en termes d’exclusivité et de non-concurrence. Il est nécessaire d’établir de façon claire les backgrounds des deux parties et l’avenir du foreground de la collaboration.
  • Afin de valoriser le ‘bien commun’, les parties pourraient s’inspirer des démarches en Open Source pour s’organiser. Créer une société en participation ou une ‘joint venture’ constituerait également une alternative afin de mettre les acteurs à un niveau d’équité face au projet.

Alors que l’Open Innovation continue de se développer, il semble que le chantier actuel réside dans ce besoin d’inculquer les bonnes pratiques aux acteurs afin que chacun, quel que soit son poids économique, puisse bénéficier de la collaboration.

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